Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes

Violence. 35% des femmes dans le monde ont subi des violences physiques et/où sexuelles de la part d’un partenaire intime ou des violences sexuelles de la part d’une autre personne ( sans compter le harcèlement sexuel) à un moment donné dans leur vie.

De tout temps, la question des droits de l’Homme a sérieusement préoccupé la communauté internationale. Ainsi le 10 décembre 1948, l’ONU a procédé à la déclaration universelle des droits de l’homme. En 1975, la même institution internationale suprême a décrété l’égalité entre l’homme et la femme. En agissant ainsi, la structure mondiale se voulait protectrice pour la femme dans une société humaine où la suprématie de l’homme n’était plus à démontrer.

Seulement 52% des femmes mariées ou en union prennent librement leurs propres décisions concernant les relations sexuelles, l’utilisation de contraceptifs et les soins de santé.

Malgré les dispositions légales internationales, la sonnette d’alarme des féministes les plus engagés, la pluralité des structures de défense de l’homme, le phénomène des violences à l’égard de la femme a-t-il significativement reculé?  Telle est la fondamentale question qui se pose à nous en ce jour mémorable du 25 novembre, date décrétée par les Nations Unies pour l’élimination des violences contre la femme.
Au regard des violences exercées sur la femme au quatre Coins du globe,  nous sommes en droit de constater que beaucoup reste encore à faire en terme de défense des droits de l’homme.

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En effet, aux États-Unis, une femme est battue par son partenaire toutes les 15 secondes, en Afrique du Sud une femme est violée toutes les 23 secondes, c’est dire à quel point la situation est loin de s’être véritablement améliorée.
Viols, violences conjugales, mutilations génitales, mariages précoces, telles sont les différentes formes de violences faites aux femmes quotidiennement.

Près de 750 millions de femmes et de filles dans le monde étaient mariées avant leur 18ème anniversaire. Plus de 200 millions de femmes et de filles ont subi une mutilation génitale féminine.

Cette situation déplorable a malheureusement des conséquences graves sur l’épanouissement de la femme dans son milieu.  Elle apparaît comme un sous-homme privé de ses nombreux droits inaliénables. À titre exemplatif, nous pouvons parler des mutilations génitales. Cette pratique ancrée dans nos sociétés africaines qui expose la femme à plusieurs risques. Oui cette triste coutume est fortement qu’est l’acte d’excision ne se fait pas dans des conditions hygiéniques avec son corollaire de risques de contamination par le couteau utilisé ou autres instruments tranchants utilisés.
Sans oublier le fait que la mutilation selon les études, réduit le plaisir de la femme lors du coït. Outre la mutilation, n’oublions pas qu’il y a aussi le viol qui donne lieu à des grossesses non désirées et des infections comme le VIH-sida à titre d’exemple.

1 femme sur 2 tuée dans le monde a été assassinée par son partenaire ou sa famille en 2012; alors que seulement 1 homme sur 20 a été tué dans des circonstances similaires.

Au vu de tout ceci devons-nous constater l’impuissance de la communauté internationale?  Le silence coupable ou négligence des gouvernants? l’impuissance des féministes ou d’autres organisations des droits de l’homme?
Une chose est sûre, voilà le triste tableau de la situation de la femme dans le monde à ce jour.  Tout semble indiquer qu’un changement stratégie est nécessaire pour le grand bonheur de la gente féminine universelle.