À travers ce texte, je parle de nos mères, de moi-même et de toutes les femmes.

J’essaie de joindre maman depuis ce matin mais rien. Normal, car le téléphone est toujours coincé dans ce petit sac toujours scotché à ses aisselles. Aura du pain sur la planche celui même qui essaiera de le lui spolier. LOL
Madame ne décroche presque jamais son téléphone dès les premiers instants, en tout cas pas avant 5 voire 6 appels manqués. Après maintes tentatives, j’ai enfin réussi à la joindre des heures plus tard, aux environs de 15h.

Appréciez l’échange téléphonique entre une mère et sa fille:

Moi : allô bonjour maman, tu vas bien?
Elle : eh ma fille,comment ça va? Et mes petits enfants ?
Moi : hum maman, te joindre n’est pas chose aisée hein, on doit se lever tôt !
À force de faire sonner ton téléphone, j’ai fini par décharger le mien. Wahi maman, tu es un 10. LOL!
Elle : ah! tu aimes trop te plaindre, je viens à peine d’entendre la sonnerie. Je suis sûre que tu t’es une fois de plus trompée de numéro et comme d’habitude tu veux mettre la faute sur moi.
Moi : Rire ( difficile d’oublier ton numéro car l’ayant acheté moi-même).
Ce n’est pas bien grave, ça va. D’ailleurs, où es-tu ?
Elle : je suis chez moi. Je voulais faire un tour au marché mais avec ce temps pluvieux, je suis restée à papoter avec mes sœurs.
Moi : ah OK. Ce matin je n’avais pas grande chose alors j’ai trouvé opportun de te faire des transferts de crédits d’appels de 1000f sur ton numero Moov et Orange. Les as-tu reçus ?
Elle : eh ma fille, merci! je ne sais pas si c’est venu ou pas mais accordes-moi un instant; le temps que je dise à ton petit frère de vérifier les messages reçus.
Moi : n’as-tu pas entendu la sonnerie de réception d’un message de ton portable?
Elle : non pas vraiment. Avec tout ce bruit-là, ce n’est pas évident.
Moi : ok, Vérifies voir. C’est ce que j’ai pu te faire parvenir oh maman.
Elle : eh ma fille, ça là c’est déjà beaucoup deh.
Merci ma fille que Dieu Te le rende au centuple.
Qu’Il te donne longue vie et qu’Il permette à tes enfants de te le rendre à leur tour.
Qu’Il te donne un bon travail.
Qu’il essuie tes larmes.
Qu’Il te comble au delà de tes espérance, car tu le mérites vraiment. Merci oh, merci ma fille.
Moi : amine amine. Eh maman tu n’en fais pa un peu trop? C’est juste pour 2000F que tu déverses sur moi cette pluie de bénédictions, merci.
Elle : ma fille, c’est normal, si moi ta mère je ne te bénis pas, à qui vais-je laisser le soin de le faire?
C’est toujours une grande joie mêlée à la satisfaction que j’ai lorsque je sors toutes ces Bénédictions du plus profond de moi à ton endroit.
Merci ma fille, merci de toujours te souvenir de moi ta maman. Que Dieu te permette aussi de profiter pleinement du fruit du benjamin de tes enfants et ce, dans la plus ferme des santés. Et surtout qu’Allah lui-même dans toute sa splendeur, sa largesse, sa mansuétude se souvienne de toi en tout temps, en 
tout lieu et en toute circonstance.
Moi : ( très émue) amine amine maman.

J’espère avoir pu vous traduire aisément en français lisible et compréhensible cette conversation qui s’est déroulée dans notre patois.

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Une bonne mère quelque soit la qualité et la quantité du don de son rejeton, le voit toujours grand. Une mère n’attend que de l’attention de la part de ses enfants, car rien de matériel ni immatériel ne peut remplacer l’amour maternel. De petites choses tels: un appel, une visite, de la considération surtout suffisent pour recueillir en soi de façon implicite la baraka. Elles bercent toute notre enfance et une fois grand, notre éloignement crée un vide profond tant physique qu’ émotionnel.

L’amour d’une maman n’est et ne sera jamais intéressé.

Ta maman, prend soin d’elle sincèrement, et tu seras béni à volonté. Et même si tu ne le fais pas, elle (une bonne mère) te bénira pour tout simplement insister sur le fait que son amour n’est et ne sera jamais intéressé.
Son amour est abondant et rempli de choses positives pour sa progéniture.

Merci de nous aimer malgré toutes nos dérives. Merci de continuer de prier pour nous malgré tout. Merci de continuer de veiller pour nous car en réalité une maman ne se lasse pas, ne se repose jamais pour ce qui est de son enfant.  Aussi même ayant quittée ce monde, elle continue toujours  cette veille qui ma foi pourrait être qualifiée d’éternelle.

A toi qui perdu ta mère, ne pleures pas, et ne perds pas espoir car elle est là et je sais que tu sens sa présence.
À toi qui a la tienne encore en vie, si tu es à ses petits soins, continues ainsi; si tu t’en es éloigné, il n’est pas tard ressaisis-toi et donnes-lui le tout petit amour et la satisfaction que tu pourrais lui apporter. Car ne dit-on pas que le gain de notre paradis est dans la main de nos mamans.

 Bonne fête à nous mamans.